Nus pour toujours

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Nus pour toujours
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Dans la peinture occidentale, le Nu est un genre, une figure académique.
Mais c’est un genre qui avait pourtant disparu durant des siècles, un millénaire au moins.

C’est à la Renaissance qu’il fait sa réapparition dans les arts. Grâce, notamment, à Sandro Botticelli, dont l’œuvre sera redécouverte au début du XX ème siècle, après (décidément) 400 ans d’oubli.

Le corps, au XV ème siècle, n’est plus entièrement un objet du péché qu’il faut dissimuler. On en admet le langage.
Un langage plutôt, car si la Renaissance réhabilite le corps, il s’agit de celui, mythologique, des anciens.

Ce qui est montré est un corps qui ne peut exister que dans le cadre de ce qu’il fut. Il devient une pièce de notre culture.
Avec la Renaissance, le Nu fait son retour dans l’art sans être là.

Ce n’est qu’au XIX ème siècle que le Nu est devenu radicalement et définitivement contemporain.
Le peintre ne veut plus peindre que ce qu’il peut voir ou imaginer.

Une révolution. Les préceptes de la vieille moralité trouvent la clé des champs, et on les encourage à coups de pied bien placés.
Plus de pincettes, il faut aller à la rencontre de cette nudité dont la question a depuis si longtemps été éludée.

Le Nu n’a aujourd’hui plus de limites.

On rapproche volontiers, et presque automatiquement, le concept de Nudité de celui de Vérité.
Comme si l’habit était le mensonge.

Cependant, le Nu a sa propre beauté. Et il a ses parures.
Tant mieux, parce que la Vérité pourrait ne pas être faite à notre mesure.

AMP

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