Les eaux fortes Bouleaux et cyprès

Mots, ZuleikaBR

Les
Eaux fortes
Tombées des yeux
Se tarissent
Un dimanche
Soir
En
Une forêt
De bouleaux
Serrés
Comme il se doit
Pareils
Et
Uniques
Quoi que
L’on croie
Pareils
Mais uniques
Dans
Le
Coude
À
Coude
Des blancs troncs
Des racines
Et
Du vert feuillage
Sève enivrée
Par
Les biches en verve
Bousculades
Et
Grands bruissements
Jeune
C’est du bois flambant
Parfois
Un pinson
Donne haut
Du piaillement
Les branches
Alors
S’élèvent
Pour offrir un perchoir fringant
Mais
Bien
Dommage
Seul
Un
Ne connaît
Le déboire
Le lendemain
Rapport et vantardises

Soudain
Au mitan
Se révèlent
Des ampleurs
Des mélèzes
Que pas un bouleau
N’a vu
Prendre
La place
De comparses
Que l’habitude
A
Moins
Tenus
À la vue

Mais
La course
Repart
Pour la vie
À veux-tu
Que
Beaucoup
Tu l’auras
Et pourtant
Voilà
Venu
Du taillis
Un vent froid
Qui
Provoque comme effet
De
Partout
Serrer les rangs
La
Surprise de la coupe claire

Un orme
Incongru
Au milieu des bouleaux
Est
Cependant
À
Sa place
Reconnu sans façon
Il fut un bouleau
L’entrain tombe
Dans un chant de pic noir
De la sève
Il
En reste
Mais
Des sons sourds
Se font répéter
Qui
Étonnent
Mais il fait beau

À
L’angélus
Et
Sans
Friction
Un ciel jaune
A rangé
Par côté
Deux lignes
Des drôles d’arbres
Bouleaux
Mélangés
Mélèzes ormes
Et
De
Surprenants
Cyprès
Dont
Chaque bouleau
Ne savait l’existence
Que
De loin
Du
Haut
De son intense verdeur
Dans l’allée
Entre
Les deux rangées
Passent
Un
Oranger
Un
Magnolia
Et
Un
Olivier
Arbres des fêtes
Mais

De
Toute
Leur longueur
Allongés

Puis
À un moment
À
L’heure venue
Des départs
S’affirment
Quelques
Beaux
Cyprès
Mémoires de la forêt
De
La belle vie
Passée
Altiers
Réservés
Mélancoliques
Fidèles
Des bouleaux
Et
Faussement endurcis
Par
Les éclaircies multipliées
Dans
Les bois
Affectés
Ils
Se tiennent
Sentinelles
Sur le chemin
Haut
De la courbe
Des folies
Qui
Plonge vue
Sur un champ sans fin
De bouleaux
Tous
Au
Repos

Les
Cyprès
Se gardent
Dignes
Sur
La ligne insondable
Du
Souvenir
Jusqu’à la peine
Aussi
Constellé
De
Fou-rires
Qui se ressourcent
Dans
L’amont des rivières
Dont l’écho cristallin
Dit
Le hier
Et
Certifie
Le demain

Les
Cyprès
Le tronc haut
Se
Contiennent
Et
Si
Tristesse
Apparaît
Seule
Celle des passants
Qui
Se remémorent pour leur sérénité
Que
Le cyprès
Est la repose
Des bouleaux
Arbres
Du renouveau et promesses de la lumière
Un
Temps
Ils furent
Bouleaux
Et
Seront
Bouleaux
La certitude
Qui
Apaise
Après
La survenue
Du tourment
Ils
Referont
Bande compacte
À part ici
Mais ailleurs
Bouleaux et cyprès